Avant 1900

Habitée principalement par les pêcheurs (une quarantaine vers 1890) et leurs équipages (120 à 160 hommes), il y a également quelques cabanonniers qui se regroupent le dimanche pour le plaisir de la partie de pêche ou pour un bon repas entre amis. C'est un peu le bout du monde. La route est longue à pied à partir de Mazargues. Il y a bien un char à bancs tiré par des chevaux qui fait la navette jusqu'à la raffinerie de pétrole et la fabrique de soude situées au bout du chemin vicinal de Morgiou.

Vestiges raffinerie pétrole et fabrique de soude

Aller au Cabanon

La fréquence des trajets du char à bancs est longue et l'impatience de se rendre au cabanon l'emporte souvent. Donc on marche avec tout le "barda" sur le dos et à bout de bras. Il faut penser à tout sinon il faut faire 6 km aller et 6 km retour si on a oublié le sel!!. (Il y a la mer à côté, c'est un mauvais exemple, mais vous avez certainement compris). Pour les grands festins l'aide des ânes et ânesses, appartenant en majeure partie aux pêcheurs, est indispensable.

Jour de l'An du 1er janvier 1900

Journée mémorable, le drapeau est porté par Marius Jeanselme, un autre membre de cette famille se trouve juste en dessous.
Les autres personnages restent à identifier.Si vous reconnaissez quelqu'un, merci de nous le signaler.Dans un pareil décor et une telle ambiance "Vendrén Maï" prend toute sa signification.

Vers 1900 Vue générale du village

Les arbres et arbustes étaient assez rares de part et d'autre du vallon.
Depuis, la nature, un peu aidée par les habitants et malgré les incendies et la sècheresse, s'est harmonieusement développée.

Entre 1900 et 1924

Quelques cabanons seront construits sur la rive gauche en regardant la mer. Le cabestan et les anguilles n'étaient pas encore en place. On peut donc situer cette photo plutôt vers 1920. Il y a de la place aussi bien à terre qu'à la mer. Barques barquettes (pointus) et bettes sont propulsées à la voile ou aux avirons.

Entre 1925 et 1944

D'autres cabanons se constuisent après 1924 vers l'intérieur du village. Les moteurs commencent à être installés dans les barques et soulagent les matelots dans leurs rudes tâches. Et la guerre arrive avec toutes sortes d'interdictions et entre autres la pêche.
Les cabanons n'appartenant pas aux pêcheurs sont réquisitionnés et les bateaux restent à terre. Des blocs de béton, en forme de pyramide, surmontés d'un anneau dans lequel coulissait une chaîne, barrrent l'entrée de la calanque. Un seul pêcheur professionnel a le droit de sortir et sous contrôle de l'armée allemande. A la fin de cette triste période le poisson était abondant.

Année 1944

Malgré l'absence de route, quelques militaires parviennent à se rendre dans la calanque à bord d'une jeep (sacrée bagnole!).
La photo ci-dessous est prise sur le quai en mai 1944. On reconnaît Paul Camélio en haut et à gauche ainsi que d'autres ...(à identifier) Le quai est en très mauvais état. Sa réfection ainsi que son allongement doivent être réalisés.
La construction d'un brise-lames pour protéger le port des tempêtes de "labé" est également envisagée.
Une grue manuelle (détruite récemment) est également prévue pour remplacer le cabestan.
Les dossiers sont quelque part dans les arcanes des services administratifs. Mais l'avenir prouvera qu'il ne fallait pas désespérer puisque tous ces travaux ont été réalisés ainsi qu'une route (1954 et 1959), l'électricité (1964) et même une deuxième grue électrique (quelle horreur ces 2 grues !) un second brise-lames aux Pierres Saintes et d'autres cabanons.